Jean-Luc MELENCHON, ce soir sur FRANCE 2

Posté par durancetrevaresse le 28 janvier 2012

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L’actualité du Front de gauche

Posté par durancetrevaresse le 27 janvier 2012

 
ÉDITO

Pour François Hollande le scénario était simple. Il comptait sur l’anti-sarkozysme pour une alternance a minima qui lui éviterait de s’engager sur des mesures précises ni sur ses futures alliances. Hollande jouait au centre. Il est aujourd’hui débordé par le rejet grandissant des marchés et de la financiarisation, par un mouvement populaire où restent encore vivace la bataille pour la retraite à 60 ans et la victoire du NON au TCE. Il assiste médusé à l’irruption du Front de gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon. L’écho de la soudaine fenêtre médiatique dont nous avons disposé sur France 2 est confirmé et amplifié par des meeting remplis à craquer (encore 4.500 personnes à Besançon, un record dans cette ville), où se presse une foule nouvelle et enthousiaste. Tout ceci a déjà commencé à bouleverser la donne. À trois mois du vote, voilà maintenant François Hollande dans son meeting du Bourget obligé de désigner le monde de la finance comme son principal adversaire. Tant mieux !

Évidemment nous ne sommes pas dupes ! « On ne combat pas la finance avec un pistolet à bouchon » a rappelé Jean-Luc Mélenchon à Besançon en pointant que la proposition socialiste de la création d’une tranche d’imposition supplémentaire à 45% était largement inférieure à ce qui avait été mis en place sous le gouvernement de droite de Jean-Pierre Raffarin.

A nous de pousser l’avantage. Le débat que nous avons demandé il y a plusieurs mois et qui a été refusé à gauche par le candidat socialiste aura finalement lieu. Il s’imposera démultiplié. C’est sur les marchés, devant les portes des entreprises, en bas des cages d’escalier qu’il nous faut convaincre que notre peuple n’a rien à gagner à se résigner à l’austérité, qu’il y a besoin d’une majorité qui affronte les marchés et l’Europe de la finance. Cela repose d’abord sur la mobilisation populaire de tous ceux qui ont été mis à l’écart du système politique ces dernières années. Le système médiatique dominant les invite à trouver résidence politique chez Le Pen ? C’est le Front de Gauche qui est en train de gagner leurs cœurs.

DANS L’ACTU…

  • En finir avec la tyrannie des sondages.

    A trois mois de la Présidentielle, si l’on s’en tient aux medias et aux experts de tous genres paralysant l’espace public, les jeux seraient faits. A quelques arrangements près. De la démocratie nous serions passées à une technocratie omnipotente, niant tout débat de fond et toute contestation de l’ordre établi. Dans ce dispositif, les sondeurs font loi qui ne se contentent plus de nous révéler l’état de l’opinion mais le manipule voire le fabrique…
    Nous avons décidé de « politiser » cette question et de la mettre dans le débat public. Jean-Luc Mélenchon a donc attaqué devant le Conseil d’Etat la Commission des sondages, institution chargée de veiller au respect de la loi par les sondeurs et les organes de presse, qui manque totalement à ses missions pourtant essentielles pour la démocratie. Le mercredi 25 janvier s’est tenue une audience sur la saisine du candidat Front de Gauche à la Présidentielle. Le Conseil d’Etat va délibrer. Le rapporteur public a proposé le rejet de notre plainte. Mais il a admis que la loi avait bien été violée par l’institut incriminé et que la Commission des Sondages aurait pu le rappeler à l’ordre. C’était la première saisine contre la Commission des Sondages et c’est déjà une première victoire politique.

… Et ENCORE
  • L UMP nous fait le coup du « confidentiel défense »

    Les députes ont voté lundi soir une proposition de loi UMP qui sanctionne la violation du « secret des affaires » d’une peine de trois ans de prison et de 375 000 euros d’amende afin de combattre l’espionnage économique. Sous prétexte de protéger « la défense des intérêts économiques de notre pays » est préconisée la mise en place d ‘une sorte de tampon « confidentiel défense » qui peut rapidement s’avérer un moyen d’empêcher tout contrôle public et citoyen sur certaines entreprises. D’autant que les secteurs concernés sont le nucléaire, l’aéronautique, la recherche et l’automobile… On peut se demander qui entend vraiment défendre l’UMP.

ARGUMENTAIRE DE LA SEMAINE
  • Résister à la Finance, oui mais comment ?

Depuis quelques semaines, une terrible épidémie semble contaminer un à un les différents candidats à l’élection présidentielle. Tour à tour, chacun reprend le vocabulaire du Front de Gauche. Marine Le Pen avait déjà commencé en affirmant qu’elle voulait « rendre visibles, les invisibles » reprenant ainsi les mots prononcé par Jean-Luc Mélenchon lors de sa première visite -- après sa désignation comme candidat commun du Front de Gauche -- aux salariés de Fralib. Récemment, c’est François Bayrou qui a été atteint par le virus en appelant à la résistance lors de son meeting de Dunkerque le 19 janvier dernier. François Hollande a également repris le vocabulaire du Front de Gauche lorsqu’il a affirmé dans son meeting au Bourget que son « adversaire, c’est le monde de la finance ».

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ASSEMBLÉES CITOYENNES

Echos des assemblées

  • A Lyon Croix Rousse (69), soutien aux Lejaby et rencontres citoyennes sur la culture

« Jean-Luc Mélenchon a commencé son discours au grand meeting qu’il a donné à Nantes (6000 personnes!) en dédiant ce rassemblement aux ouvrières et aux ouvriers, syndicalistes, qui portent la flamme du combat et qui savent que jamais rien n’a été acquis dans ce pays sinon par la lutte. C’est dans la même logique que le Front de Gauche se sent solidaire de l’action menée à Lyon [le 17 janvier dernier] par les Lejaby. »
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Le comité local du Front de gauche a de l’imagination en matière de sensibilisation au vote. Samedi matin, Jean-Michel Ruiz, candidat suppléant d’Isabelle Duchet dans la 2e circonscription du Val-d’Oise, et Patrice Lavaud, avec plusieurs militants ont invité les habitants de Mériel à tourner la « roue de la citoyenneté ».
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  • « Carton rouge contre la galère du RER B ! » au siège de la SNCF : retour sur la mobilisation réussie du 12 décembre par l’Assemblée citoyenne Front de gauche Sevran/Tremblay/Villepinte (93)

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Retrouvez l’agenda des Assemblées Citoyennes du Front de gauche en ligne ici sur le site « Place au peuple ».

FRONT DES LUTTES

  • La lutte des classes, c’est notre lutte à tous !

A la demande des salariés de l’entreprise Peugeot Scooters de Mandeure, dont la direction a annoncé le licenciement de 100 salariés, et de l’entreprise Alstom de Belfort, dont la production des ailettes est menacée de délocalisation en Pologne, Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle pour le Front de Gauche, s’est rendu sur ces deux sites mardi 24 janvier, accompagné de Pierre Laurent, Secrétaire National du Parti Communiste Français et d’une délégation du Front de Gauche.
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FRONTS DE GAUCHE THÉMATIQUES
  • Voeux de Jean-Luc Mélenchon à la communauté éducative, du théâtre à la rue, il n’y a qu’un pas

Lundi 30 janvier, Jean-Luc Mélenchon présentera ses vœux à la communauté éducative.

Cette initiative prend un sens tout particulier à l’heure où le Président de la République a annoncé en grande pompe le 5 janvier dernier, lors de ses vœux au monde de l’éducation, vouloir achever son œuvre de démantèlement du service public national d’éducation. Nicolas Sarkozy a ainsi érigé en dogme l’autonomie des établissements qu’il entend décliner de la maternelle au lycée, comme il l’a déjà infligée à l’Université avec la LRU. Au programme, concurrence à tous les niveaux, entre les établissements, les disciplines, les personnels et au final les élèves ! Le cadre national est lui attaqué pour mieux imposer une école à plusieurs vitesses. La voie professionnelle est elle aussi dans la ligne de mire. Après le sabordage du bac professionnel en 3 ans, le président candidat veut en effet imposer une dernière année en alternance qui signifierait à court terme la fin de l’enseignement professionnel sous statut scolaire. Les enseignants eux-mêmes sont agressés au travers des atteintes à leur statut qui est pourtant le garant du fait qu’ils puissent accomplir leurs missions dans le sens de l’intérêt général. L’heure est donc plus que jamais à la résistance, comme le prouve le monde de l’éducation qui défilera le lendemain 31 janvier pour dénoncer cette casse sans précédent de l’école publique.
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Télécharger l’invitation ici

Les prochains rendez-vous des fronts thématiques :

Vendredi 3 février 18h30 : réunion du Front de Gauche de la santé, à l’Usine

INITIATIVES

  • Appel aux souscriptions

Il existe différentes façons d’agir pour le Front de Gauche. Le soutien financier en est une, et pas des moindres ! Comme on dit souvent, l’argent c’est le nerf de la guerre. Imprimer les tracts, organiser des meetings, louer des locaux, se mobiliser partout pour que chaque citoyen puisse entendre notre message… Faire vivre la campagne au jour le jour a un prix, et il est élevé !

Le Front de Gauche a besoin de vos dons pour 2012. Chaque euro récolté, c’est une petite graine de plus plantée dans la perspective d’une floraison printanière prometteuse.

Vous pouvez dès à présent faire un don par chèque libellé à l’ordre de AFCP JLM 2012 (Association de Financement de la Campagne Présidentielle de Jean-Luc Mélenchon 2012), déclarée à la Sous-Préfecture de Palaiseau en date du 1er décembre 2011 sous le N° W913003853, seule habilitée à recevoir les dons en faveur du candidat J-L Mélenchon, conformément à l’article L 52-9 du code électoral.
A renvoyer à : L’Usine, 8 rue Chassagnolle, 93260, Les Lilas

Vous recevrez un reçu qui vous permettra de déduire du montant de votre impôt sur le revenu 66 % du montant de votre don, dans les limites fixées par la loi.

REPLIQUES A MARINE LE PEN

Le Front de Gauche met à la disposition des ses militants du matériel spécifique pour combattre le fléau du Front National.

Deux livres sont parus et sont à votre disposition pour décrypter l’imposture du FN :

Un démontage précis et argumenté du programme du FN dans Les 5 mensonges du FN, Réplique à Marine Le Pen de Laurent Maffeïs, éditions Bruno Leprince, 5 euros.

Une analyse de l’idéologie du FN de Marine Le Pen et de son rapport à l’histoire de France et à la République dans « Le parti de l’étrangère » d’Alexis Corbière, éditions Flibuste, 6 euros.

Un cycle de conférences-débats de Réplique au FN s’initie avec le 3 février à 19h30 à l’Usine, avec une soirée « Démonter la baudruche Le Pen », avec Alexis Corbière, secrétaire national du PG, Laurent Maffeïs, responsable du Pôle argumentaire de la campagne de Jean-Luc Mélenchon et Alain Hayot, délégué national à la culture du PCF.

Si vous souhaitez organiser vous aussi de tels débats, n’hésitez pas à solliciter des intervenants en écrivant à antifn@placeaupeuple2012.fr

Un nouveau tract de campagne pour dénoncer l’imposture Le Pen est disponible ici.

Vous pouvez retrouvez de nombreux article sur le sujet sur le site www.placeaupeuple2012.fr dont :

Indiquez vos initiatives locales anti-FN à l’adresse antifn@placeaupeuple2012.fr.

SORTIE DE MATÉRIEL

Un nouveau tract de campagne pour dénoncer l’imposture Le Pen est disponible ici.

L’Humain d’abord : les ventes repartent !

  • Avec ses 302 000 exemplaires imprimés le programme le best-seller « l’Humain d’abord » (2€) est toujours disponible dans vos librairies (+ de 50 000 ventes) ou en vente militante, continuons à promouvoir et faire connaître notre programme !

Pour vos commandes de matériel pour vos Assemblées citoyennes : materiel@placeaupeuple2012.fr.

À VOIR ET À REVOIR

En Marche : épisode 9, triple Zéro pour Standard & Poor’s

Vidéo du Meeting de Metz

Pierre Laurent à la Grande Enquète Travail/ Radio France

Reportage de BFM-TV Jean-Luc Mélenchon en campagne dans le Doubs

AGENDA

vendredi 27 janvier
18h00 : intervention de Jean-Luc Mélenchon au Forum Libé-Marianne à Grenoble
20h00 : Vendredi à l’Usine n°7 : projection du film Water Makes Money, à l’Usine.

samedi 28 janvier
16h00 : Intervention de Jean-Luc Mélenchon au Congrès France Nature Environnement, à Paris
22h55 : Jean-Luc Mélenchon dans « On est pas couché » sur France 2

Lundi 30 janvier
19h00 : Vœux de Jean-Luc Mélenchon au monde de l’éducation, au théâtre Comédia, 4 bd de Strasbourg 75010

Mardi 31 janvier
14h00 : Manifestation de l’éducation nationale, départ du Luxembourg, Paris
13h30-16h :P résence de Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent au Meeting CGT sur les retraites, au Zenith de Paris.

Vendredi 3 février
19h30 : Conférence : l’Imposture Le Pen avec Alexis Corbière, Laurent Maffeïs et Alain Hayot, à l’Usine.

L’USINE

L’ouvrier de l’Usine de la semaine s’appelle Didier Prieur, militant PCF depuis 1975 : « Au Front de Gauche on a tous nos racines à Pétaouchnok ». Découvrez son portrait en ligne ici.

L’Usine recherche des traducteurs bénévoles en anglais, espagnol, italien, arabe. Merci d’envoyer un mail à lusine@placeaupeuple2012.fr en précisant dans l’objet « Traduction ».

Nous organisons une collecte de livres engagés pour meubler l’espace salon-bibliothèque de l’Usine. Livre politique, roman social ou historique… partagez vos bonnes lectures avec les visiteurs de l’Usine ! Vous pouvez déposer vos livres tous les jours à l’Usine entre 10h et 20h.

L’Usine accueille toujours toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’impliquer dans l’organisation du local de campagne du Front de Gauche. Pour faire partie de l’équipe des ouvrier-e-s de l’Usine, envoyez un mail à lusine@placeaupeuple2012.fr.

Et n’oubliez-pas, l’Usine du Front de Gauche est un lieu d’échanges, de rencontres, de convergences des luttes et de convivialité ! Cet espace appartient à tous les militants du Front de Gauche. N’hésitez-pas à vous y inviter tous les jours entre 10h et 20h. L’adresse : 8 rue Chassagnolle, 93260 Les Lilas (métro Mairie des Lilas ou Porte des Lilas, ligne 11).

 
 

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Le Front de gauche dénonce la « balladurisation » de François Hollande

Posté par durancetrevaresse le 27 janvier 2012

Le Front de gauche ne retient que peu de points positifs du passage de François Hollande dans l’émission « Des paroles et des actes », jeudi 26 janver sur France 2. En fait, un seul : l’engagement du candidat du Parti socialiste à voter pour Jean-Luc Mélenchon si ce dernier est en tête au premier tour. « Moi je me désiste toujours pour le candidat de gauche le mieux placé face à la droite », a déclaré M. Hollande, ajoutant que « ceux qui soutiendront ma candidature au second tour de l’élection présidentielle ont vocation à gouverner avec moi ». Pour Eric Coquerel, un proche de M. Mélenchon, « c’est un progrès, mais il exclut toujours de débattre avec le Front de gauche… Comprenne qui pourra ».

Quant au reste, le constat est sans appel. Dans la matinée, M. Mélenchon avait qualifié, sur iTélé, le programme du candidat socialiste de « filet d’eau tiède ». Les réactions de ses proches après le débat sur France 2 vont dans le même sens. « Après la mélenchonisation, la balladurisation ? », s’interroge François Delapierre, directeur de campagne de M. Mélenchon, pour qui le candidat du PS a tenté pendant deux heures de « donner du sens à la rigueur ». « La gauche n’y retrouve pas ses petits », estime-t-il. « Beaucoup de mesures de la droite ne seraient pas abrogées. La quasi-totalité des secteurs de la fonction publique continuerait à subir des coupes franches », dénonce-t-il.

Pour Eric Coquerel, « l’atterrissage est brutal : ce soir sur France 2, François Hollande a malheureusement retrouvé ses accents et propositions rigoristes ». « Ce grand écart économique et politique a condamné ce soir François Hollande au surplace », a souligné M. Coquerel.

« IMPASSES INQUIÉTANTES »

« Le compte n’y est pas non plus » pour Olivier Dartigolles, co-porte-parole (PCF) de M. Mélenchon. « Plus que jamais, il est nécessaire de faire bouger les lignes du débat à gauche afin d’y faire rentrer des questions laissées sur le bord de la route, comme celles sur les salaires ou sur l’urgence sociale », estime-t-il. Un avis partagé par Pierre Laurent, le numéro un du Parti communiste, qui s’était inquiété, dans la matinée, après la présentation du programme de M. Hollande, « d’impasses inquiétantes ». « Comment François Hollande peut-il penser qu’on pourra attendre deux ans avant de redistribuer les richesses alors qu’un salarié sur deux gagne moins de 1 500 euros ? »

Autres « fausses notes » dénoncées par M. Laurent : la retraite, « où l’engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel », ou encore les exonérations de cotisations sociales patronales, « où il retire d’une main, sur les heures supplémentaires, ce qu’il donne de l’autre, avec le contrat de génération ».

Raphaëlle Besse Desmoulières

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Sondages : Le rapporteur public donne raison à Jean-Luc Mélenchon

Posté par durancetrevaresse le 26 janvier 2012

Mercredi 25 janvier s’est tenue l’audience du procès contre la Commission des Sondages déclenché par une demande de Jean-Luc Mélenchon suite à un sondage de Harris Interactive. Par Raquel Garrido, avocate de Jean-Luc Mélenchon.

Le rapporteur public s’est adressé aux juges du Conseil d’État en ces termes : « M. Mélenchon a raison de dire que la loi a été violée. » Il a rejoint l’opinion de M. Mélenchon quant au caractère lacunaire de la notice qui doit, en vertu de la loi, être déposée auprès de la Commission des Sondages la veille de la publication de tout sondage, afin d’être communiquée à tout citoyen sur demande.

Le rapporteur a d’ailleurs souligné, donnant encore une fois raison à M. Mélenchon, que les journaux qui ne mentionnent pas le droit d’accès pour tout citoyen à ladite notice violent la loi de 1977.

Ces manquements à la loi auraient pu faire l’objet d’une mise au point ou d’une saisine du Parquet pour poursuites pénales, a rappelé le rapporteur. En effet, la Commission de Sondages avait « classé sans suite » ces violations, et ce malgré la demande de M. Mélenchon.

M. Mélenchon avait réclamé, en vain, la communication des « méthodes utilisées pour déduire des résultats indirects », autrement dit la méthode de redressement. Ces informations font pourtant textuellement partie des mentions obligatoires de la notice que doivent déposer les sondeurs à destination du public.

Au final, le rapporteur a malheureusement conclu au rejet de la demande de Monsieur Mélenchon car selon le rapporteur, le Conseil d’Etat ne peut exercer qu’un « contrôle restreint » de la Commission des sondages. Cette dernière n’a pas choisi d’agir, malgré les graves manquements constatés. Si le Conseil d’Etat suit l’avis du rapporteur public cela signifiera que la loi de 1977 peut être violée sans que les sondeurs et les rédactions ne soient inquiétés. Une telle décision aboutirait pour le Front de Gauche a une conclusion simple : la loi de 1977 doit être changée pour qu’enfin les sondages d’opinions puissent être sérieusement contrôlés.

L’affaire a été mise en délibéré.

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Discours de Pierre Laurent à Besançon

Posté par durancetrevaresse le 26 janvier 2012

http://www.dailymotion.com/videoxo0dqi

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Discours de Jean-Luc MELENCHON à Besançon

Posté par durancetrevaresse le 25 janvier 2012

http://www.dailymotion.com/videoxo074l

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A Besançon, le Front de gauche enflamme la campagne « Médiapart »

Posté par durancetrevaresse le 25 janvier 2012

25 janvier 2012 | Par rachida el azzouzi

Besançon, de notre envoyée spéciale

Le Front de gauche grimpe les étages. En témoigne le troisième meeting de campagne de son candidat Jean-Luc Mélenchon, mardi soir, à Besançon, dans le Doubs, dernière halte d’un road-trip industriel sur les terres ouvrières de la Franche-Comté. 2.000 personnes étaient attendues. Elles furent 4.500 à entonner, vent debout, « Résistance, résistance », transformant le palais des Sports en une mer de drapeaux rouges.

« La gauche est de retour ! », a scandé le candidat, « défenseur du peuple contre l’oligarchie », après une entrée fracassante, poing levé, au milieu de la foule. Aux côtés de Clémentine Autain, la voix de la Fase (Fédération pour une alternative sociale et écologique), et Pierre Laurent, le secrétaire national du parti communiste, l’orateur, « porte-parole du Front de vie », a parlé aux ouvriers, aux précaires, aux immigrés, à « tous les invisibles ».

Avec sérieux, rage et humour, il a cloué au pilori les banques, les agences de notation ainsi que « les quatre Dalton de l’austérité » (Sarkozy, Hollande, Bayrou, Le Pen), fustigeant longuement l’une d’entre eux, la candidate du Front national. En guise de conclusion, comme à son habitude, une citation de Victor Hugo, qui a pris une résonance toute particulière dans la ville natale de l’auteur des Misérables : « Le plus excellent symbole du peuple, c’est le pavé. On lui marche dessus jusqu’à ce qu’il vous tombe sur la tête. » Reportage dans la cité bisontine avec les militants qui ont préparé ce meeting.

© Rachida El Azzouzi

 

Jean-Luc Mélenchon est partout au point de susciter des plaintes de riverains. En ville, en périphérie, placardé sur les murs, les portes, les feux de circulation, en grand, en petit format. Visage de biais, il a le regard tourné vers sa gauche, « l’autre gauche », celle où « le peuple passe d’abord ». Quand il n’est pas une affiche, décollée, déchirée, recollée, il est un tract, distribué à la sortie du bus, du parking, de l’usine, du supermarché, des universités.

 

© Rachida El Azzouzi

Impossible d’ignorer à Besançon que Jean-Luc Mélenchon, l’ancien étudiant trotskyste lambertiste de la faculté de lettres des bords du Doubs, devenu leader du Front de gauche, candidat à la fonction suprême, tient meeting au palais des Sports, ce mardi 24 janvier.

Depuis trois semaines, ses militants et sympathisants, organisés en treize comités de quartier, quadrillent la capitale de la Franche-Comté et ses cantons. Objectif : attirer un maximum de monde et faire de ce troisième grand rassemblement un succès après Nantes et Metz.

 

Le renouveau industriel et technologique de la France : c’est le thème majeur de la campagne de Jean-Luc Mélenchon, celui qu’il a développé ce même jour, dans l’aire urbaine de Montbéliard-Belfort à 90 kilomètres de la citadelle. Cette région est l’un des plus importants bassins industriels de l’Hexagone, notamment le berceau des « Peugeot », confrontés à un plan social massif, annoncé en novembre dernier par la firme (au moins 1.000 postes supprimés rien que sur le site de Sochaux sur les 5.000 prévus en France en 2012).

C’est « une catastrophe » pour le pays de Montbéliard, fief de Pierre Moscovici. Député de la quatrième circonscription, le directeur de campagne de François Hollande préside la communauté d’agglomération du même nom. Avec un taux de chômage de 12 %, son secteur bat les records de chômage en Franche-Comté (10,4 % à Belfort, 9 % à Besançon).

 

Evelyne TernantEvelyne Ternant© Rachida El Azzouzi

« Depuis le début des années 2000, la diminution des emplois est constante. On a perdu en dix ans 30 % de l’emploi non qualifié. La sous-traitance a été encore plus fortement touchée que le cœur de l’automobile. Un emploi supprimé chez Peugeot, ce sont cinq emplois touchés. C’est la première fois aussi que PSA porte un coup à la recherche », égrène, consternée, la communiste Evelyne Ternant, figure de la section PC du Doubsdepuis quarante ans.

 

Son gendre, témoigne-t-elle, qui travaillait en tant que prestataire sur le véhicule du futur depuis six ans, intégré à une équipe Peugeot, a vu ces travaux et recherches démantelés. « Besancon tire son épingle du jeu, poursuit la membre de la commission économique du PC. La ville s’est massivement désindustrialisée dans les années 1970-80. L’horlogerie a quasiment disparu. Seules quelques industries de pointe perdurent. Mais grâce à la décentralisation, aux nombreux emplois, fournis par le tertiaire et les services publics, elle a pu traverser la tempête. »

« On ne fait pas peur aux socialistes mais on les agace »

A la veille du grand jour, Evelyne Ternant, fille de Henri Huot, maire-adjoint pendant vingt ans aux affaires sociales et premier adjoint de 1977 à 1983 à la mairie de Besançon, un bastion aux mains des socialistes depuis 1953, est « dans les starting-blocks ». Elle explique pourquoi le candidat de « la résistance » a préféré le site de Peugeot Scooters, à Mandeure (ici notre précédent reportage), à Sochaux, la plus grande usine de France où Marine Le Pen s’est rendue la semaine dernière, se retrouvant nez à nez avec des militants du Front de gauche.

« Sochaux est un site immense. Il ne se prête pas aux discussions. Les ouvriers sortent par plusieurs entrées en voiture. A Mandeure, ils sont moins nombreux et souvent à pied. » Evelyne Ternant avait appartenu à la minorité communiste qui avait choisi André Chassaigne pour porter les valeurs communes du Front de gauche. Aujourd’hui, elle est rassurée : « Mélenchon brandit le programme partagé. Il utilise beaucoup le « nous », moins le « je ». Si on était parti dans une dispersion comme en 2007, cela aurait été catastrophique. On a tous intérêt à ce qu’il fasse le meilleur score possible. Son échec serait notre échec. »

Le local du PC dans le quartier des "Lip"Le local du PC dans le quartier des « Lip »© Rachida El Azzouzi

Sur les hauteurs de la ville, dans le quartier de Palente, qui abrita l’usine horlogère Lip, conflit mythique des années 1970 pour les partisans de l’autogestion, elle gère en lien avec Annie Menetrier, la patronne du PC départemental, Emmanuel Girod, le chef de file du parti de gauche bisontin, et « Paris » les derniers détails de la journée du 24 janvier.

« Clémentine Autain sera du voyage », annonce, emballé, Thibaut Respingue, entre deux portes. L’attaché du groupe communiste à la ville dit savourer la montée en puissance du Front de gauche depuis l’émission sur France-2, Des paroles et des actes, le 12 janvier. Avec 3,2 millions de spectateurs, soit 13,3 % de parts d’audience, l’ancien sénateur socialiste a fait mieux que Copé et Juppé mais moins que Marine le Pen (15,1 %).

A Besançon, section la plus dynamique du Doubs – « dans le nord du département, c’est plus dur, il y a une poussée du Front national et le PS verrouille tout » –, on a senti l’avant et l’après. « Dès le lendemain, on a reçu plein de nouveaux soutiens, des mails, des coups de fils, de citoyens qui veulent adhérer ou simplement nous aider sans être encartés. Quand on tracte, certains nous klaxonnent et font avec leurs doigts le V de la victoire. C’est nouveau », raconte Thibaut Respingue.

 

Thibaut Respingue, 36 ans dont 20 ans au PCThibaut Respingue, 36 ans dont 20 ans au PC© Rachida El Azzouzi

Du baume au cœur pour les troupes : une centaine de militants pour le parti de gauche et 250 pour le parti communiste. Ils battent la campagne, font de l’éducation populaire, déroulent le programme commun du Front de gauche, ses mesures phare : les 35 heures effectives, le Smic à 1.700 euros, le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, un salaire maximum dans les entreprises publiques et privées, la création d’un fonds européen de développement social, écologique et solidaire, etc.

« On se sent même un peu seuls en campagne », sourit Evelyne Ternant. Sur les marchés, la tête de liste malheureuse aux régionales de 2010 n’a pour l’heure croisé aucun socialiste. « On ne leur fait pas peur mais on les agace », renchérit un autre militant. Raphael, 29 ans, professeur de philosophie, encarté depuis deux ans et demi au PG, « pas l’extrême gauche mais la vraie gauche », en a rencontré quelques-uns mais « leur discours est vide à part dire : « votez utile, tous contre Sarko » ».

 

Il est remonté après les grands médias : « Globalement, on parle pas beaucoup de nous. C’est frustrant. Récemment, on a organisé avec Alexis Corbière (un proche de Mélenchon) une conférence à Besançon, pour démonter tous les mensonges du FN. On n’a pas eu un seul écho dans la presse locale. Il nous reste la rue, le porte-à-porte, l’espace public. »

« J’irai à la pêche si c’est Sarko-Hollande »

Ce lundi, veille du meeting, sur l’esplanade des Droits de l’homme, face à la mairie de Besançon, cinq militants, PG et PC, « lâchent les dernières cartouches » et ciblent les employés municipaux, le deuxième gros employeur de la ville après l’hôpital. Le froid est vif, les mines fatiguées, le passant guère passionné. « On est cuits. On bosse comme des dingues », souffle Benoît, 26 ans, posté devant la station de Vélib. Animateur culturel dans un foyer de jeunes travailleurs, il tracte avant et après le boulot et veut convaincre l’abstentionniste, le lépéniste, le déçu du socialisme, du sarkozysme, du capitalisme…

Quelques mètres derrière lui, Gilles Maillard-Salin, son père, retraité de l’éducation nationale, ex-soixante-huitard, ex-trotskyste à l’alliance des jeunes pour le socialisme (AJS) avec « Jean-Luc » en 1969 à la fac de lettres et ex-socialiste, prend son temps. Il raconte « le bon vieux temps de la lutte », « Mélenchon, le tribun lettré, doué », leur « haine commune des staliniens », « le look de l’époque : des surplus de l’armée recyclés en parka et des cheveux longs ».

L'équipe de Gilles (deuxième à droite) devant la mairieL’équipe de Gilles (deuxième à droite) devant la mairie© Rachida El Azzouzi

Cinq ans après son adhésion au PS, il a rendu sa carte « au moment du tournant de la rigueur de 1983 ». « J’étais déçu. Je me suis concentré sur ma carrière de professeur d’anglais puis de principal de collège et tourné vers le syndicalisme. » Vingt-cinq ans plus tard, la naissance du PG, en novembre 2008, où il retrouve beaucoup d’anciens socialistes, l’a réconcilié avec la gauche : « C’est dans la lignée de mes engagements. Je crois à une révolution par les urnes. » Avec le PC, il reste, cependant, méfiant : « Les jeunes avant d’être PG ou PC, ils sont Front de gauche. Les vieux, comme moi, qui ont une histoire politique, c’est plus dur. J’ai des blocages. J’ai vu les « stals » tout noyauter. »

Entre deux tracts, il raille le discours du Bourget de François Hollande avec Benjamin, éducateur spécialisé : « T’as écouté Flamby ? Ça y est. Il s’ancre à gauche. Enfin ! Le monde de la finance a peur ce matin !» Eclats de rire, communicatifs à quelques passants qui réclament leurs tracts quand d’autres esquivent les bras tendus pour diverses raisons : « On est au courant, on (ne) viendra (pas) », « la politique, ça ne m’intéresse pas », « tous les mêmes, tous pourris ».

 

Benjamin, 29 ans, PGBenjamin, 29 ans, PG© Rachida El Azzouzi

Ces refus lui hérissent le poil. «Je veux bien qu’un tas de gens soient déboussolés, prêts à voter le Pen par dépit. Mais on leur propose de discuter, de montrer qu’on a une construction politique derrière, contrairement à Le Pen qui fait de la gesticulation devant les ouvriers. Il faut qu’ils sortent du déni, des idées reçues », s’emporte-t-il. Un agent de la police nationale finit de l’exaspérer en maugréant : « Je m’en fous. Je ne crois plus en rien. Vous avez vu leurs salaires. Mélenchon, c’est comme Le Pen, les extrêmes. »

Apparaît un visage familier, Marie-Noëlle Schoeller, la première adjointe du maire PS, Jean-Louis Fousseret. Elle connaît Gilles, le félicite, lui et le Front de gauche, pour leur campagne : « C’est bien ! Battez-vous pour la jeunesse qui trinque ! Mélenchon, c’est un tribun, un aiguillon. » Mais elle ne viendra pas au meeting car elle a une séance de vœux et ne lui donnera pas sa voix car elle est apparentée PS et s’est « fait avoir en 2002 en votant Taubira au premier tour ».

Dans les rangs du Front du gauche, l’argument « votez utile » scandalise. Gilles ira « à la pêche si c’est Sarko-Hollande ». « Si c’est Sarko-Le Pen, je les laisserai se débrouiller entre eux. Comme en 2002. » Son fils devrait le suivre. « A 26 ans, il est plus radical que moi. J’ai peur qu’il soit déçu. Les jeunes sont persuadés que Mélenchon sera au second tour. Moi je pense qu’il fera un score honorable à deux chiffres. » Lors de l’émission Des paroles et des actes, Gilles avait trouvé leur candidat « agressif » : « En fait, il est très bien passé dans le grand public. Les Français veulent un président pugnace. »

 

« Nous sommes en train de faire l’histoire »

« Le vote utile, c’est Mélenchon. Le PS, sous couvert de gauche, mène une politique de droite », abonde Benjamin, sympathisant PC passé PG, par sensibilité écologique. C’est le point de vue du patron du jeune parti, Emmanuel Girod, dit « Manu » : « Le vote PS, c’est le vote futile. Pour l’instant, je ne me pose pas la question. Sur mon agenda, il est écrit : le 6 mai, je vote Mélenchon, au deuxième tour. Hollande, c’est de la posture. C’est lui qui affaiblit la gauche. Pas nous. »

La quarantaine, inspecteur du travail, Emmanuel Girod a quitté le PS en 2002 après quatre ans d’engagement. « On est un petit laboratoire du Front de gauche, une des premières sections, avec des assemblées citoyennes avant tout le monde. On fait aussi bien que Paris », se réjouit le futur candidat aux législatives « au taquet ». Avant d’attaquer « Mosco et les socialos » : « C’est un peu le prince local, celui qui décide de tout. Les socialistes ont tout : le département, la région, la mairie de Montbéliard, de Besançon. Qu’ont-ils fait au niveau industriel sinon laisser faire Peugeot ? »

Emmanuel Girod, responsable du PGEmmanuel Girod, responsable du PG© Rachida El Azzouzi

Devant l’usine Bourgeois, une boîte de découpage et d’outillage de précision qui emploie 300 salariés, il tracte avec Joseph, un retraité, proche du PC, qui a retrouvé « jeunesse et espoir » avec le Front de gauche : « Je ne sacralise pas Mélenchon mais c’est un excellent porte-parole et leader. Je suis content que les communistes l’aient accepté. Si on fait un score à deux chiffres avec les législatives derrière, ce sera bien. Cela fera réfléchir le PS par rapport à sa position hégémonique au sein de la gauche. »

Les législatives, c’est justement l’autre pari du Front de gauche qui regrette de ne pas compter le NPA dans ses forces. PG et PC, qui font leur quatrième campagne ensemble après les européennes, les régionales et la présidentielle, jurent « bien s’entendre ».

Joseph, proche du PCJoseph, proche du PC© Rachida El Azzouzi

« Cela se passe pas trop mal. En trois ans, on a fait un grand chemin. Et les résultats commencent à se faire sentir », note Emmanuel Girod. Les candidats sont quasiment tous investis, selon l’accord national. « Il y a quelques frictions, relativise la communiste Evelyne Ternant. Mais l’union est un combat, disait Etienne Fajon. Le Front de gauche ne peut pas être un long fleuve tranquille. On a des cultures, des modes d’organisation différents, et tous envie d’exister. »

La conquête s’annonce, néanmoins, difficile. Sur les cinq circonscriptions, quatre sont détenues par l’UMP, une par le PS. « Plus que le nombre de députés, c’est le nombre de voix qui va compter. Le mouvement est jeune. Avec nos comités de quartier, dans les villes, les villages, nous allons nous asseoir, animer la vie politique. Nous sommes en train de faire l’histoire », précise Evelyne Ternant.

Mais pour l’heure, l’enjeu, c’est la campagne présidentielle. Ultime séance de tractage en soirée sur la place du 8-Septembre face à l’église Saint-Pierre. Une dizaine de militants se tiennent autour d’un stand. Parmi eux, Rémi, un vieil homme de 75 ans, militaire de carrière. Encarté nulle part, il a récemment poussé la porte du Front de gauche. Gaulliste, il a toujours voté à droite. En 2012, il donnera sa voix pour la première fois à la gauche, à Jean-Luc Mélenchon car « Trop, c’est trop ! » : « Sarkozy nous a roulés dans la farine. C’est un menteur qui ne devrait même pas oser se représenter. Indignons-nous ! »

Henri, 75 ans, déçu par SarkoHenri, 75 ans, déçu par Sarko© Rachida El Azzouzi

Dans le Doubs, le Front de gauche marque des points, conquiert des électeurs. Dans ses rangs, beaucoup d’anciens socialistes, des partisans d’Arnaud Montebourg, déçus de l’avoir vu rejoindre Hollande, des syndicalistes de la CGT, du SNES… mais aussi des citoyens qui votaient à droite voire à l’extrême. Dimanche, Evelyne Ternant a convaincu des abstentionnistes. Dans le quartier populaire de Montrapon, des jeunes d’origine maghrébine ont été séduits par Mélenchon qui a promis de se rendre en Algérie pour son premier voyage s’il était élu président.

« La jeunesse, c’est l’avenir. » A l’autre bout du fil, Christian Corouge, figure du syndicalisme CGT chez Peugeot qu’il vient de quitter après quarante-deux ans de labeur. Le jeune retraité aurait voulu participer au meeting mais il est coincé à Sochaux où il travaille sur le projet de la maison de mémoire ouvrière et sociale avec des chercheurs. Compagnon de route du PC malgré son exclusion du parti en 1974 et « content que le Front de gauche existe », il a deux obsessions, les mêmes que les militants, déminer le Front national et secouer les moins de 30 ans : « Les gouvernements successifs ont laissé des cicatrices énormes chez les ouvriers depuis dix-quinze ans. Les cerveaux sont bien intoxiqués et les esprits bien lepénisés. Aujourd’hui, la jeunesse, précaire, intérimaire, se fout de la politique alors qu’à mon époque, nous étions tous très politisés. Il faut impérativement aller vers eux. »

Ce reportage a été effectué lundi 23 et mardi 24 janvier en amont du troisième meeting de campagne de Jean-Luc Mélenchon à Besançon.

 

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4700 à Besançon!

Posté par durancetrevaresse le 25 janvier 2012

Très beau succès à Besançon pour le meeting du Front de Gauche avec Pierre LAURENT et Jean Luc MELENCHON. 4700 personnes sont venues soutenir leur candidat, une salle plus que comble, près de 4000 en lignes devant leurs PC grace à l’équipe technique du FdG et + de 20 000 twittes.  Le Front de Gauche a donné le mode d’emploi pour lutter contre la finance et même l’adresse ! Il a ensuite méthodiquement démonté l’arnaque et le mensong Marine Le Pen! Nous sommes la gauche qui revendiquons la retraite à 60 ans, les 35 heures, l’augmentation du smic ! et le salaire maximum! nous sommes la gauche ! Classe contre classe ! Front contre Front ! Quelques photos avant les vidéos.

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La « contamination idéologique » sur le « monde de la finance » réjouit Jean-Luc Mélenchon

Posté par durancetrevaresse le 24 janvier 2012

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, s’est réjoui mardi, lors de son déplacement en Franche-Comté, de la « contamination idéologique » que le Front de gauche »provoque », après le discours de François Hollande au Bourget dimanche où le candidat socialiste a dénoncé le « monde de la finance ».

« On va frapper le capitalisme, on va frapper l’argent roi, (on dit ça depuis) des mois et des mois tout seuls », « maintenant il y en a de plus en plus » qui le disent, a déclaré le candidat du Front de gauche à la présidentielle à la presse à l’issue d’une réunion avec une centaine de sympathisants à Mandeure (Doubs), après une visite aux syndicalistes de Peugeot Scooters dont les emplois sont menacés. « Nous nous réjouissons de la contamination idéologique que nous provoquons autour de nous« , a-t-il ajouté, même s’il faut « voir ce qu’il y a derrière les mots« .

« A 7% (pour le Front de gauche dans les sondages, ndlr) le voilà (François Hollande) rendu en guerre contre la finance, alors vous imaginez à 15 ou 51% ce que ça va être, on va être obligé de la faire! », a souligné le candidat du Front de gauche qui a ironisé sur un Hollande ayant « inventé l’eau chaude » avec sa proposition sur la laïcité. « Plus il y va sur le violon anticapitaliste, plus il valide mon vocabulaire« , veut croire l’eurodéputé, assurant que « cela élargit notre espace« .

« Ce qu’on dit paraît moins excessif », « quelque chose se dégèle et le Front de gauche franchit les paliers« , a-t-il encore dit, tout en relevant que le député de Corrèze n’a pas dit « un mot sur le rassemblement de la gauche ».

A ses côtés, Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, a jugé que le fait que « d’autres disent enfin guerre à la finance, ça ne peut que nous réjouir« , mais « maintenant il faut passer aux choses concrètes« . « La dynamique qu’on crée a des effets sur tout le paysage politique« , a-t-il assuré, soulignant qu’il ne fallait pas un simple « sabre de bois face à des gens qui y vont à la hache! »

Après une rencontre avec des salariés d’Alstom et General Electric à Belfort, Jean-Luc Mélenchon a conseillé à Nicolas Sarkozy, « entré dans une spirale dépressive », d’envisager « sérieusement » la défaite. « Il est entré dans une spirale dépressive et peut-être la droite va penser a lui trouver un successeur, ça s’est déjà produit », a-t-il dit aux médias. « Je trouve raisonnable qu’il envisage la défaite et même je lui conseille de l’envisager sérieusement. Ce qu’on ne sait pas, c’est qui va la lui infliger », a-t-il conclu.

 

--> Ce soir, à partir de 20 heures, retrouvez le meeting du Front de gauche à Besançon avec Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon

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Meeting de Jean-Luc MELENCHON et Pierre LAURENT à Besançon

Posté par durancetrevaresse le 23 janvier 2012

Le mardi 24 janvier prochain, Jean-Luc Mélenchon (candidat du Front de Gauche à la Présidence de la République) et Pierre Laurent (Président du comité de campagne) seront en Franche-Comté. Ils iront à la rencontre des salariés dans la région industrielle de Montbéliard et Belfort. La journée se poursuivra à Besançon par un grand meeting du Front de Gauche au Palais des Sports à 20h.

Le Front de Gauche pense que pour sortir de la crise, il faut d’abord protéger les peuples. Ceci veut dire que l’intérêt général doit s’imposer aux banques, que la spéculation doit être brisée et la finance remise à sa place. Notre programme «L’Humain d’abord» permet de régler cette crise en partageant les richesses, en rétablissant le pouvoir des Etats face aux banques, en désobéissant aux dispositions destructrices du Traité de Lisbonne, en renversant l’oligarchie grâce à une VIe république rédigée par une Assemblée Constituante.

Il est évident que le Front de Gauche tout comme notre candidat ne bénéficient pas du même traitement médiatique que les autres candidats, vous ne verrez pas ce meeting à la télévision. Toutefois et malgré les problémes techniques du meeting de Metz, il nous est promis de pouvoir assister en direct à ce meeting sur notre PC en cliquant sur ce lien. http://www.placeaupeuple2012.fr/

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